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<title>Avatar de James Cameron</title>
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<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;L&#039;heure est grave... Hier soir j&#039;ai craqu&eacute; et j&#039;ai &eacute;teint ma fiert&eacute; de survivant de la vague geek qui a emport&eacute; tant de mes amis parmi les plus vaillant. (qu&#039;ils reposent en paix, berc&eacute;s par la pulsation 50 hertz de leur &eacute;cran d&#039;iBook.) Et... Et... Je suis all&eacute; LE voir ! LE film que tout le monde attendais ! LE film qui va r&eacute;volutionner le cin&eacute;ma ! LE film qui va donner ses lettres de noblesse &agrave; la 3D ! LE nouveau film de James Cameron et patati et patata et regarde ils ont mis un article en premi&egrave;re page sur dvdrama parce que il y a un visuel du jeu vid&eacute;o qui donne une id&eacute;e de ce que pourrait &ecirc;tre le film... et regarde tu peux m&ecirc;me plus faire la liste des sites et blogs officiels tellement il y en a... Mouais... Mon ami fid&egrave;le, le scepticisme snob envers ce qui attise la curiosit&eacute;s des masses populaires Bigmacophiles &eacute;tait de retour.&nbsp; En arrivant, et en sentant l&#039;ambiance de fanatisme qui r&ocirc;dait dans l&#039;air saupoudr&eacute; d&#039;un brin de folie passionnelle, j&#039;ai d&#039;abord cru que je m&#039;&eacute;tais fourvoy&eacute; dans mon choix de file. &laquo;&nbsp;Il y&nbsp; a un concert de Tokio Hotel dans le coin ? non ? Ah... Seyfu, Saez, Britney, de Gaulle? non ? les Beatles ont ressuscit&eacute; ? Hortefeux a r&eacute;fl&eacute;chi avant de parler ? non ? mais... qu&#039;est-ce ?&raquo; Rien. Juste Avatar... et bien parlons en d&#039;Avatar ! &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Alors, UGC restant UGC (c&#039;est eux qui ont d&eacute;cid&eacute; de ne pas passer Banlieue 13, jugeant qu&#039;il attirait un public &laquo;&nbsp;non d&eacute;sirable&nbsp;&raquo;...) ils ont cette fois bien r&eacute;fl&eacute;chi et choisi de ne pas passer le film en 3D... Aaargh d&egrave;s les premi&egrave;re images, je me rend compte de l&#039;h&eacute;r&eacute;sie : &ccedil;a doit &ecirc;tre tellement plus beau en relief ! Je n&#039;ai pour me consoler que la satisfaction de le voir en VO; je ne sais pas si c&#039;est possible en 3D ? Le film met un peu de temps &agrave; d&eacute;marrer, et donne m&ecirc;me &agrave; voir quelques sc&egrave;nes explicatives un peu brouillonnes. L&#039;arriv&eacute;e sur Pandora b&eacute;n&eacute;ficie des beaux effets sp&eacute;ciaux, mais loin d&#039;&ecirc;tre r&eacute;volutionnaires... Je commence &agrave; jubiler d&#039;avoir eu raison de douter de la soi-disant claque qu&#039;ils &eacute;taient cens&eacute; m&#039;infliger... Et puis, au bout de quelques temps, on entre dans le vif du sujet. Le h&eacute;ros se retrouve au beau milieu de la jungle, &agrave; lutter contre des b&ecirc;b&ecirc;tes pas gentilles et l&agrave;... J&#039;ai la joue qui pique ! S&#039;ensuive une demi heure (ah non, le film fait deux heures ? j&#039;ai pas remarqu&eacute; !) de folies visuelles vraiment &eacute;poustouflantes. Elles le sont d&#039;autant plus que le r&eacute;cit, classique, et la r&eacute;alisation nous immerge &agrave; 100% dans cet univers d&#039;une richesse incroyable. On ne sait plus distinguer le vrai du faux, et &agrave; vrai dire en s&#039;en fout puisque les personnages sont l&agrave;, bien r&eacute;els et qu&#039;on vit pleinement le film. J&#039;ai eu l&#039;immense plaisir de me retrouver comme un gamin en train de me battre pour d&eacute;fendre la veuve et l&#039;orphelin &agrave; dos de trucs volants ou courants, en maniant l&#039;arc et le b&acirc;ton en pleins coeur d&#039;une for&ecirc;t tropicale extra-terrestre : le r&ecirc;ve ! Du pur plaisir pendant deux heures ! Cameron affiche une telle ma&icirc;trise de son sujet, que s&#039;en est d&eacute;sarmant... Depuis la salle, j&#039;entendais Roland Emmerich pleurer ! Seulement deux petits points n&eacute;gatifs viennent un peut noircir le tableau. Premi&egrave;rement l&#039;ang&eacute;lisme des indig&egrave;nes parfois aga&ccedil;ant, la morale s&#039;entend arriver de loin avec ses gros sabots, mais c&#039;est un conte et il faut le prendre comme tel, me dis-je. Au moins &ccedil;a donnera du travail aux journalistes de Lib&eacute;ration qui pourront se faire plaisir en hurlant au scandale devant le g&eacute;nie de la civilisation qui s&#039;efface face &agrave; la beaut&eacute; animale. A moins que Cameron ne soit plus respectable que Yann Arthus-Bertrand ? Je serais curieux de savoir si lui aussi c&#039;est un opportuniste... Deuxi&egrave;mement, le compositeur, qui apparemment a reprit le score qu&#039;il avait &eacute;crit pour Titanic et chang&eacute; deux notes. Personnellement, &ccedil;a m&#039;a un peu tiqu&eacute; dans les oreilles et fait ressortir du film. Enfin, rien de bien m&eacute;chant compar&eacute; &agrave; l&#039;extase totale dans laquelle j&#039;ai navigu&eacute; tout au long du film ! Un vrai divertissement, intelligent, beau, entra&icirc;nant, et surtout diaboliquement &eacute;pique ! Mais peut-&ecirc;tre pas un chef d&#039;oeuvre quand m&ecirc;me, il manque un je ne sais quoi... (ben oui, si je savais, je ferais des chef d&#039;oeuvres au lieu de faire un blog...). &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Reste une d&eacute;monstration de force incroyable et un film qui fera date en terme de grand spectacle ! Courez le voir, si ce n&#039;est d&eacute;j&agrave; fait, accrochez vous &agrave; votre si&egrave;ge, et bon voyage vers Pandora !! C&#039;est aussi cool que Floston Paradize, c&#039;est pour dire ! En ce qui me concerne, je ne regarderait plus les &eacute;toiles de la m&ecirc;me mani&egrave;re ! Space Dementia !&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Avatar de James Cameron</dc:subject>
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<title>(500) Days of Summer de Marc Webb</title>
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<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;Encore un film styl&eacute; et packag&eacute; ind&eacute;pendant (l&#039;affiche c&#039;est des photos qui s&#039;envolent.. youpi. !). Quand on regarde le premier visuel, un crayonn&eacute; en noir blanc, on se dit que d&eacute;cid&eacute;ment, Juno &agrave; fait de s&eacute;rieux ravages sur la cr&eacute;ativit&eacute; US ! (&agrave; moins que ce soit un truc pour rassurer les producteurs genre : &laquo;&nbsp;mais si regardez c&#039;est pareil que Juno, &ccedil;a va cartonner !&nbsp;&raquo;). &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La principale qualit&eacute; de ce film tient en son sc&eacute;nario tr&egrave;s habile qui multiplie les allers et retour dans le temps. Loin de lasser (quoique au bout d&#039;un moment...) ils donnent de la profondeur &agrave; des sc&egrave;nes assez &laquo;&nbsp;banales&nbsp;&raquo; de Love Story en mettant en application le principe de r&eacute;sonance. Chaque instant de la vie du couple est une cause qui entra&icirc;ne des cons&eacute;quences. Les protagonistes, selon les moments s&#039;aiment, se tournent autour, se disputent, se ha&iuml;ssent, se re-aiment... et le film zappe de l&#039;un &agrave; l&#039;autre sans se soucier du temps. Bah alors? Et la progression dramatique ? Et le suspens ? Et bien justement ma bonne dame, ce proc&eacute;d&eacute; le renforce puisqu&#039;on ne sait pas quel va &ecirc;tre la situation du dernier moment, le 500&egrave;me jour. (oui parce qu&#039;il y a un compteur qui ponctue le tout... d&#039;o&ugrave; le titre... malin hein?) Pile ou face ? On regarde la pi&egrave;ce tourner en se demandant sur quel c&ocirc;t&eacute; elle va finir par tomber. Le film ne se mouille&nbsp; d&#039;ailleurs pas trop en la faisant finir sur la tranche (oups ! je vous ai dit la fin... c&#039;est balo ! honn&ecirc;tement on le sait depuis le d&eacute;part comment &ccedil;a va finir !) mais arrive &agrave; trouver une chute tr&egrave;s amusante et qui a l&#039;int&eacute;r&ecirc;t de perp&eacute;tuer ce mouvement. Bon, j&#039;arr&ecirc;te de tout vous raconter... Les acteurs sont charmants, et la mise en sc&egrave;ne, tr&egrave;s tendance, ce permet quelques brins de folies souvent dr&ocirc;les et intelligents. On dirait un peu du Klapish &agrave; l&#039;am&eacute;ricaine. Ca se voit d&#039;ailleurs que c&#039;est am&eacute;ricain parce que je me demande si un r&eacute;alisateur fran&ccedil;ais aurait l&#039;audace de mettre du Carla Bruni dans la BO... Je suis s&ucirc;r que &ccedil;a ferait au moins autant parler que certains clips. Enfin l&agrave; n&#039;est pas le sujet. &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Donc en conclusion, un bon &laquo;&nbsp;feel-good movie&nbsp;&raquo; qui a des allures de com&eacute;dies musicales et le charme un peu d&eacute;suet mais assum&eacute; des belles romances. Par contre &agrave; &eacute;viter de voir en amoureux &agrave; mon avis, &ccedil;a peut donner des id&eacute;es... On a pas finit d&#039;en parler des Histoires d&#039;A... (non mais vous avez vu comment j&#039;ai plac&eacute; ce titre ? l&#039;air de rien, innocent, et boum ! la fin de l&#039;article !)&nbsp; &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>(500) Days of Summer de Marc Webb</dc:subject>
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<title>Fish Tank de Andrea Arnold</title>
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<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Ce film arrivait avec une solide r&eacute;putation apr&egrave;s son passage &agrave; Cannes et dans divers festivals et entra&icirc;nait dans son sillage une flop&eacute;e de critiques dithyrambiques. Ayant pour r&egrave;gle d&#039;or d&#039;&ecirc;tre sceptique d&egrave;s que le monde entier acclame quelque chose (histoire d&#039;avoir l&#039;impression de ne pas faire parti du troupeau) j&#039;y allais en m&#039;appr&ecirc;tant &agrave; &ecirc;tre d&eacute;&ccedil;u et pr&eacute;parait d&eacute;j&agrave; une belle charge contre le p&eacute;dantisme intellectuel de quelques critiques en manque de film provoc&#039; &agrave; encenser pour retrouver l&#039;odeur des pav&eacute;s soixante-huitard de leur jeunesse... Mais en fait non, T&eacute;l&eacute;rama avait raison (il faut bien une exception &agrave; toutes les r&egrave;gles)... Effectivement c&#039;est un excellent film, et j&#039;ai plus qu&#039;&agrave; me taire... Sauf que non, j&#039;ai d&eacute;cid&eacute; que j&#039;allais quand m&ecirc;me &eacute;crire un truc dessus.&nbsp; &lt;br /&gt;Donc, par o&ugrave; je voulais commencer d&eacute;j&agrave; ? Je sais plus tiens, c&#039;est malin &ccedil;a, &agrave; force d&#039;&eacute;crire des b&ecirc;tises, je perd le fil... Bon je vais commencer par le r&eacute;sum&eacute; : une jeune fille qui vie dans une banlieue britannique, aimerai devenir danseuse, mais elle est pauvre, tout va mal, c&#039;est horrible. Bon, c&#039;est pas g&eacute;nial comme mise en situation, mais en gros c&#039;est &ccedil;a. Essayez d&#039;imaginer un mix entre Dirty Dancing, Trainspotting et L&#039;Esquive (avec un soup&ccedil;on de Billy Elliot). J&#039;avoue que dit comme &ccedil;a, c&#039;est dur de se faire une id&eacute;e, mais on est pas si loin. Donc voil&agrave;, le film, c&#039;est le destin d&#039;une ado paum&eacute;e, un peu la Gavroche d&#039;aujourd&#039;hui, qui fait des bons ridicules &agrave; souhait sur un truc qui fait boum-boum (ah oui, c&#039;est du breakdance me souffle t-on dans l&#039;oreillette). Sauf que c&#039;est plus que &ccedil;a... Parce que chaque images racontent un million de choses, bien plus que mon texte qui commence &agrave; s&eacute;rieusement manquer de structure. Donc cette ado qu&#039;on suit cam&eacute;ra &agrave; l&#039;&eacute;paule rencontre un cheval, des jeunes encore plus paum&eacute;s qu&#039;elle, sa petite soeur, sa m&egrave;re, et le copain de sa m&egrave;re qui lui fait &eacute;couter California Dreamin&#039; (ce qui est quand m&ecirc;me autre chose que sa musique de sauvages). Jusque l&agrave;, la bible T&eacute;l&eacute;rama est respect&eacute;e. Sauf que c&#039;est tellement bien fait, les acteurs sont tellement g&eacute;niaux, que de la premi&egrave;re minute &agrave; la derni&egrave;re, bah t&#039;es dedans quoi ! Le sc&eacute;nario est sans cesse inventif et emm&egrave;ne toujours le spectateur dans une direction qu&#039;il n&#039;imaginais pas, la mise en sc&egrave;ne (et en particulier la gestion de la profondeur de champs) est hyper maligne et donne plusieurs s&eacute;quences tout simplement magiques. Le film arrive &agrave; se miracle de faire rentrer compl&egrave;tement dans l&#039;histoire sans jamais tomber dans une empathie douteuse (genre c&#039;est cool d&#039;&ecirc;tre pauvre, au moins tu peux danser sur les toits), la mi&egrave;vrerie, le mis&eacute;rabilisme, ou&nbsp; dans la Ken Loacherie ce qui est tr&egrave;s fort vu le sujet. En particulier, l&#039;utilisation de la musique (un des fils qui sous-tend toute l&#039;intrigue) est tr&egrave;s fine, elle ne prend jamais le dessus sur le propos. &lt;br /&gt;Enfin bon voil&agrave;, j&#039;arrive pas trop &agrave; trouver les mots (j&#039;aurais pas d&ucirc; parler de T&eacute;l&eacute;rama, je le sais pourtant que &ccedil;a me perturbe...) mais c&#039;est g&eacute;nial et pis c&#039;est tout, pas besoin d&#039;en faire des caisses !!! Courez le voir, ce sera un plaisir d&#039;en discuter, mais faite attention, on en sort pas sans quelques... Brain Dammage !&nbsp;&nbsp;&nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Fish Tank de Andrea Arnold</dc:subject>
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<item rdf:about="http://cinemanow.blogs.fr/index.html#a282738">
<title>Arthur et la Vengeance de Maltazard de Luc Besson</title>
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<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Je me promenais tranquillement dans les couloirs noirs et n&eacute;anmoins chaleureux de mon UGC favoris, attendant la s&eacute;ance du nouveau film de Christophe Honor&eacute;, quand tout &agrave; coup... Je tombe nez &agrave; nez avec le programme du lieu, qui me fait une dr&ocirc;le de t&ecirc;te de programme ! Qu&#039;est-ce qu&#039;il a lui &agrave; me regarder comme &ccedil;a pensais-je en moi-m&ecirc;me (oui parce que des fois je pense en-dehors de moi-m&ecirc;me, mais l&agrave;, c&#039;&eacute;tait en moi-m&ecirc;me) ? Il y avait quelque chose d&#039;&eacute;trange, de pas naturel, de fantastique m&ecirc;me dans ce programme, mais je ne savais pas quoi... Apr&egrave;s quelques parcourage d&#039;yeux de haut en bas, je d&eacute;celais enfin la source de ma surprise : un titre qui n&#039;avait rien &agrave; faire l&agrave; tr&ocirc;nait en son sommet. Dominant ceux vus et revus des films que j&#039;avais d&eacute;j&agrave; vision&eacute;s ou de ceux qui m&#039;attiraient autant qu&#039;un film de Roland Emmerich (&agrave; bah &ccedil;a tombe bien c&#039;&eacute;tait d&#039;ailleurs &laquo;&nbsp;Maman j&#039;ai d&eacute;truit la terre une 2012&egrave;me fois&nbsp;&raquo;), en gras s&#039;&eacute;talait : Arthur et la Vengeance de Maltazard, pr&eacute;vu en avant premi&egrave;re le lendemain. Diantre ! m&#039;&eacute;criais-je, toujours en moi-m&ecirc;me. Le nouveau film de Luc Besson, plus gros budget fran&ccedil;ais de l&#039;ann&eacute;e, plus gros film d&#039;animation europ&eacute;en, suite du plus gros succ&egrave;s fran&ccedil;ais du genre... Ceux qui me connaissent sauront &agrave; quel point il m&#039;&eacute;tait physiquement impossible de r&eacute;sister &agrave; une si belle invitation ! M&ecirc;me si pour cela, il fallait que je me l&egrave;ve aux aurores (s&eacute;ance &agrave; 11h ! ... du matin !). J&#039;ai donc couru (en faisant autant que possible semblant de marcher) chercher ma place, aupr&egrave;s d&#039;un guichetier qui &eacute;tait sur le point de r&eacute;ussir &agrave; se transformer en Homer Simpson. Une fois le s&eacute;same en main, il ne me restait plus qu&#039;&agrave; me farcir le Christophe Honor&eacute; et attendre patiemment le lendemain matin. Tout au long du supplice d&#039;auto-satisfaction intellectuelle &agrave; vocation soi-disant cin&eacute;matographique du sus nomm&eacute;,&nbsp; j&#039;imaginais avec plaisir l&#039;heure et demi radieuse que je passerais &agrave; contempler un vrai film, vain, sans &acirc;me, d&eacute;nu&eacute; de tout int&eacute;r&ecirc;t et encore plus de sc&eacute;nario, mais aussi franc qu&#039;un banlieusard (certainement ch&ocirc;meur et d&eacute;linquant) en train de construire un minaret... Bref comme je les aime ! &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Enfin, quand parurent les premiers rayons du soleil annonciateur du triomphe des damn&eacute;s, du retour de la lumi&egrave;re apr&egrave;s la longue nuit qui me s&eacute;parais du dernier film EuropaCorp que j&#039;avais vu (une semaine interminable et atroce), je partais le pas allant, le regard fier et le coeur vaillant affronter l&#039;ami tant attendu. Bon, d&eacute;j&agrave; la s&eacute;ance commen&ccedil;ait mal, c&#039;&eacute;tait pleins de m&ocirc;mes bruyants et irrespectueux qui pr&eacute;f&eacute;raient jouer &agrave; la PSP plut&ocirc;t que de go&ucirc;ter au d&eacute;lice de l&#039;attente devant le bel &eacute;cran blanc, futur r&eacute;ceptacle de la majest&eacute; lumi&egrave;re qui viendrait nous offrir la gr&acirc;ce Bessonienne. Triste jeunesse... En plus, chez UGC ils savent pas visser des si&egrave;ges au sol, et les enfants trouvaient amusant de les faire grincer (ils sont cons ou quoi ?). Heureusement Allah est grand, et leurs pauvres parents ont r&eacute;ussi &agrave; les faire changer de place. Enfin, passons... D&eacute;but de s&eacute;ance. Un de ses incultes (et s&ucirc;rement ingrat), content de savoir lire se mit en devoir de dicter tous les titres du g&eacute;n&eacute;rique... Ma patience a ses raisons que la raison ne connais pas et je lui d&eacute;couvris de nouveaux horizons, beaucoup plus lointains qu&#039;imagin&eacute;s. Enfin le film d&eacute;marre... Et il s&#039;ouvre sur deux s&eacute;quences bluffantes, une en 3D, l&#039;autre en live, qui scotchent bien &agrave; la r&eacute;tine et aux oreilles (la chevauch&eacute;e des Walkyrie... Y aurait y pas comme une r&eacute;f&eacute;rence ?). Le film alterne assez bien entre magie chez les minimoys, aventure, bouffonneries et sur-jeux chez les humains, m&eacute;lange les &eacute;poques (Dr Dre dans les 60&#039;s c&#039;est une des meilleures id&eacute;es que j&#039;ai vu cette ann&eacute;e) et offre un univers beaucoup plus riche que le premier. Quelques id&eacute;es vraiment int&eacute;ressantes de r&eacute;alisations se laissent regarder, et Besson l&acirc;che les chevaux et retrouve par moment son incontestable brio &agrave; filmer l&#039;action. H&eacute;las, comme on pouvait s&#039;y attendre, cet &eacute;pisode de transition s&#039;&eacute;tire en longueur et le sc&eacute;nario, hyper explicatif devient lourdingue sur la fin (on te r&eacute;-explique le film, au cas o&ugrave; t&#039;es pas bien compris... c&#039;est vrai que c&#039;est tellement complexe...) et se finit en cliffangher histoire d&#039;&ecirc;tre s&ucirc;r que tout le monde aille bien voir le 3&egrave;me. Bref, un &eacute;pisode qui rel&egrave;ve la barre, mais il faudra attendre la suite pour vraiment ce faire une id&eacute;e de qualit&eacute; de celui-ci. &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sinon, un petit mot sur la technique quand m&ecirc;me : la 3D est &eacute;poustouflante, vraiment &agrave; la hauteur des standards am&eacute;ricains, et les effets sp&eacute;ciaux multiples de diverses interactions entre la r&eacute;alit&eacute; et l&#039;imaginaire sont juste dingues. La partie live n&#039;est pas en reste, beaucoup mieux film&eacute;e qu&#039;au premier tour. Enfin, juste bien film&eacute;e, pas avec un travelling qui se casse la gueule quoi... Donc cet &eacute;pisode &eacute;toffe l&#039;univers d&#039;Arthur et le rend beaucoup plus sympathique mais ne convainc&nbsp; pas tout &agrave; fait. Si le troisi&egrave;me termine le travail, les deux films bout &agrave; bout finiront par donner quelque chose de vraiment r&eacute;jouissant. Technologic !&nbsp;&nbsp;&nbsp;&lt;/font&gt;&nbsp; &lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Arthur et la Vengeance de Maltazard de Luc Besson</dc:subject>
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<title>Number 9 : de Shane Hacker</title>
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<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Oh ! Un film qui prend comme d&eacute;cor la terre d&eacute;vast&eacute;e par une guerre et la pollution ! Ca faisait longtemps... Si ce nouveau concept &agrave; la mode chez les artistes &laquo;&nbsp;concern&eacute;s-citoyen-du-monde&nbsp;&raquo; a fait les grandes heures de la SF tant en litt&eacute;rature qu&#039;au cin&eacute;ma, ici il ne sert que de pr&eacute;texte &agrave; un monde sans humains, ou nos petits personnages vont pouvoir vadrouiller et tuer les m&eacute;chantes machines. Je simplifie, mais c&#039;est un peu ce qui ressort du film : tout ce qui pourrait &ecirc;tre&nbsp; complexe (et int&eacute;ressant) n&#039;est qu&#039;effleur&eacute; &agrave; cause d&#039;une recherche perp&eacute;tuelle d&#039;efficacit&eacute; et on se retrouve avec un &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo; film d&#039;aventure initiatique, alors que les situations et le postulat de d&eacute;part pourrait donner bien plus.&nbsp;&nbsp;&nbsp; &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La mise en sc&egrave;ne (comme souvent en animation) r&eacute;v&egrave;le quelques jolies trouvailles mais ne parvient pas non plus &agrave; faire passer le film &agrave; l&#039;&eacute;tape au-dessus : la faute notamment &agrave; des sc&egrave;nes d&#039;actions brouillonnes et bruyantes qui parasitent plus la vision qu&#039;autre chose. Ainsi, le film alterne entre moments de po&eacute;sie rapidement &eacute;touff&eacute;s et sc&egrave;nes de blockbuster sans &eacute;lans, avec quand m&ecirc;me, des personnages tr&egrave;s attachants et bien caract&eacute;ris&eacute;s. Le sc&eacute;nario lui, suit une ligne claire, sans grande surprise, mais permet de conserver l&#039;int&eacute;r&ecirc;t que l&#039;on peut porter au film. &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je suis donc ressorti un peu d&eacute;&ccedil;u, non pas d&#039;avoir vu un mauvais film, bien au contraire, il se place plut&ocirc;t au-dessus de la moyenne; mais d&#039;avoir vu un film inabouti. C&#039;est&nbsp; tellement frustrant de voir autant de potentiel (par l&#039;univers, les personnages, l&#039;intrigue) et de talent manifeste&nbsp; (l&#039;animation, la photographie, les d&eacute;cors... tout est magnifique) se contenter d&#039;une mise en image sans prise de risques ni point de vue ! Mais &agrave; voir quand m&ecirc;me si vous avez l&#039;occasion !&nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Number 9 : de Shane Hacker</dc:subject>
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<item rdf:about="http://cinemanow.blogs.fr/page_2.html#a280674">
<title>Les Herbes Folles de Alain Resnais</title>
<link>http://cinemanow.blogs.fr/page_2.html#a280674</link>
<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Je suis all&eacute; voir ce film un peu par hasard : la s&eacute;ance que je voulais &eacute;tait compl&egrave;te. Je me suis dit qu&#039;un film d&#039;Alain Resnais, &ccedil;a ne pouvais de toute fa&ccedil;on pas &ecirc;tre enti&egrave;rement mauvais. Effectivement ce n&#039;est pas enti&egrave;rement mauvais. Mais pas enti&egrave;rement bon non plus... &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le cin&eacute;aste multiplie les tentatives plus ing&eacute;nieuses les unes que les autres, que ce soit du point de vue de la narration ou de la mise en sc&egrave;ne, mais au service de quoi ? En prenant une histoire simple, visiblement sous le pr&eacute;texte de composer des variations sur un m&ecirc;me th&egrave;me, le film devient rapidement simpliste et redondant. Au d&eacute;but, le cin&eacute;aste fascine par la libert&eacute; de ton qu&#039;il impose &agrave; son r&eacute;cit gr&acirc;ce &agrave; une mise en sc&egrave;ne sans cesse inventive et flamboyante qui va &agrave; l&#039;encontre de bien des codes habituels du thriller. Cependant ce brio devient vite d&eacute;monstratif et m&ecirc;me lassant, certainement parce que le fond n&#039;accroche pas assez pour nous permettre de rentrer pleinement dans le film. Les acteurs de leur c&ocirc;t&eacute; cabotinent un peu, et, on ne sait jamais si leur diction th&eacute;atrale et les dialogues parfois artificiels sont vraiment une volont&eacute; ou un &eacute;cueil. En effet, le r&eacute;alisateur donne &agrave; voir le film dans une repr&eacute;sentation artificielle des &eacute;v&egrave;nements et dans une d&eacute;connexion du r&eacute;el, comme l&#039;image d&#039;une r&eacute;alit&eacute; et non pas comme la r&eacute;alit&eacute; elle m&ecirc;me (ce qui en soit, peut-&ecirc;tre un principe cin&eacute;matographique tr&egrave;s pertinent). Mais il ne l&#039;assume pas dans toutes les s&eacute;quences, et reste donc un entre deux artistique d&eacute;concertant et perturbant. De plus, si la narration offre quelques perles (notamment dans l&#039;utilisation de la voix off), et conduit les diff&eacute;rents personnages &agrave; se rencontrer sans ficelles trop voyantes, elle ne sert pas de propos et ce conclue par un&nbsp; twist qui laisse indiff&egrave;rent. &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il reste donc de tout &ccedil;a quelques s&eacute;quences m&eacute;morables (la premi&egrave;re notamment) et des plans-s&eacute;quences tr&egrave;s intelligents, mais pas de fil conducteur assez fort pour nous accrocher. Un bien bel emballage, mais pas grand chose &agrave; l&#039;int&eacute;rieur. C&#039;est d&eacute;j&agrave; &ccedil;a...&nbsp;&nbsp;&nbsp; &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Les Herbes Folles de Alain Resnais</dc:subject>
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<item rdf:about="http://cinemanow.blogs.fr/page_2.html#a277098">
<title>Away we go, de Sam Mendes</title>
<link>http://cinemanow.blogs.fr/page_2.html#a277098</link>
<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Attention qui voil&agrave; ? Le nouveau film de Sam Mendes, l&#039;excellent r&eacute;alisateur de &laquo;&nbsp;American Beauty&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Les Sentiers de la Perditions&nbsp;&raquo; (ainsi que &laquo;&nbsp;Les Noces Rebelles&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Jarhead&nbsp;&raquo; que je n&#039;ai pas vu) ! Alors, disons le tout de suite, ce petit dernier est loin d&#039;atteindre les sommets de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs, mais ce n&#039;en &eacute;tait apparemment pas le but. Le r&eacute;alisateur nous livre en effet une petite com&eacute;die de couple sans pr&eacute;tention, pleine de gr&acirc;ce et assez dr&ocirc;le.&lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Surfant sur une touche &laquo;&nbsp;indie&nbsp;&raquo; (comprenez comme d&eacute;j&agrave; expliqu&eacute; : marginaux un peu barges et musique ad&eacute;quate) il suit la trajectoire d&#039;un couple qui cherche son nid, un endroit ou s&#039;installer, pour pr&eacute;parer l&#039;arriv&eacute;e d&#039;un futur b&eacute;b&eacute;. Ce faisant ils parcourent l&#039;Am&eacute;rique, se rendant chez des connaissances afin de trouver l&#039;endroit de vie id&eacute;al. Ce proc&eacute;d&eacute; permet &agrave; Sam Mendes d&#039;une fois encore pointer du doigt les d&eacute;rives de la soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine, &agrave; travers des couples et des familles qui s&#039;ils ne l&#039;exorcisent pas de la m&ecirc;me mani&egrave;re sont tous en souffrance et en perte de rep&egrave;re. Chaque personnage est effectivement r&eacute;fr&eacute;n&eacute; dans ses envies et son mode de vie est une cons&eacute;quence de ses frustrations. Mais contrairement &agrave; American Beauty dont il reprend la th&eacute;matique, le film&nbsp; montre ces blessures de fa&ccedil;on outranci&egrave;re, sur le ton de la farce. C&#039;est tr&egrave;s efficace et franchement dr&ocirc;le dans certaines s&eacute;quences, n&eacute;anmoins, comme souvent pour un film ne reposant que sur une seule id&eacute;e, il montre assez vite ses limites. En effet, &agrave; mesure que le sch&eacute;ma se r&eacute;p&egrave;te le film perd&nbsp; peu &agrave; peu en intensit&eacute; et fini de fa&ccedil;on tr&egrave;s convenue. Ce qui ne g&acirc;che pas le tout, mais m&#039;a fait quitter la salle avec une impression de d&eacute;ception alors que l&#039;ensemble reste pourtant tr&egrave;s bon. Les acteurs sont eux tr&egrave;s convaincant et composent des personnages pleins de second degr&eacute; et d&#039;ironie qui les rendent tr&egrave;s attachant. La mise en sc&egrave;ne, un peu plate, ne prend pas de risque mais permet au r&eacute;cit d&#039;avancer et offre une r&eacute;elle facilit&eacute; de lecture.&lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un film &agrave; mon sens mineur dans la filmographie de Sam Mendes, mais quand m&ecirc;me un agr&eacute;able moment pass&eacute; avec des personnages forts. Summertime ! &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Away we go, de Sam Mendes</dc:subject>
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<item rdf:about="http://cinemanow.blogs.fr/page_2.html#a276925">
<title>Funny People, de Judd Appatow</title>
<link>http://cinemanow.blogs.fr/page_2.html#a276925</link>
<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;N&#039;&eacute;tant pas franchement un grand amateur de com&eacute;die US, je suis all&eacute; voir Funny People de Judd Appatow, nouveau ma&icirc;tre &egrave;s rire am&eacute;ricain, un peu sceptique, m&#039;attendant &agrave; rire sur le moment mais surtout &agrave; vite l&#039;oublier. Eh bien mal m&#039;en a pris ! Non seulement on rigole (mais pas tant que &ccedil;a finalement) mais on vit avec les personnages, et ils continuent de nous hanter bien apr&egrave;s la s&eacute;ance. Ce film a le principal int&eacute;r&ecirc;t de ne pas encha&icirc;ner les gags, mais, un peu dans la veine d&#039;un Billy Wilder de cr&eacute;er des personnages et de scruter les relations qui les lis, avec d&eacute;tachement et sans parti pris moral pour l&#039;un ou l&#039;autre. Comme le sugg&egrave;re d&#039;ailleurs le titre, le film est un film sur des personnages comiques mais pas un film comique en lui-m&ecirc;me. Il serait m&ecirc;me plut&ocirc;t grave et grin&ccedil;ant. &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le r&eacute;alisateur a le courage de prendre son temps, de ne pas chercher &agrave; assener ou encha&icirc;ner les gags ni &agrave; &ecirc;tre efficace. Il &eacute;tend son r&eacute;cit sur plus de deux heures sans que les enjeux sous tendant l&#039;histoire soit expos&eacute;s de fa&ccedil;on trop flagrante, offre &agrave; ses protagonistes un quotidien tangible, et leur laisse l&#039;occasion de grandir et de changer. Si les personnages sont grossiers, le sc&eacute;nario est lui tout en finesse, sans jamais &eacute;touffer par une intrigue sur-expos&eacute;e comme c&#039;est souvent le cas de ses films, et sans jamais humilier les h&eacute;ros. Au contraire il s&#039;en d&eacute;gage une vraie tendresse qui souligne en contrepoint la violence de l&#039;univers dans lequel ils &eacute;voluent. L&#039;univers de la com&eacute;die est d&eacute;cris comme un endroit ou soit on marche, soit on cr&egrave;ve et ou un des h&eacute;ros &laquo; et moins dr&ocirc;le depuis qu&#039;il a maigri &raquo;... Le film joue perp&eacute;tuellement sur cette mise en ab&icirc;me de la com&eacute;die et du facteur comique, ce qui lui donne une profondeur vraiment inattendue. Enfin, le destin du personnage interpr&eacute;t&eacute; par Adam Sandler (qui prouve une fois de plus qu&#039;il est un immense acteur) est&nbsp; magnifiquement bien trait&eacute;, sans aucune complaisance. Seule quelques s&eacute;quences avec Leslie Mann semblent un peu de trop et donnent des &laquo; fins &agrave; r&eacute;p&eacute;titions &raquo;. Rien de bien m&eacute;chant !&lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un film vraiment &eacute;tonnant, &eacute;loign&eacute; de la pure com&eacute;die sans pour autant &ecirc;tre rabat-joie&nbsp; , et tr&egrave;s touchant. Human after all ?&nbsp;&nbsp;&nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Funny People, de Judd Appatow</dc:subject>
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<item rdf:about="http://cinemanow.blogs.fr/page_2.html#a276901">
<title>Lucky Luke, de James Huth</title>
<link>http://cinemanow.blogs.fr/page_2.html#a276901</link>
<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Jean Dujardin en Lucky Luke c&#039;&eacute;tait une bonne id&eacute;e. Daniel Prevost en Pat Pocker, c&#039;&eacute;tait une bonne id&eacute;e. Sylvie Testud en Calamity Janes, c&#039;etait une bonne id&eacute;e. James Huth &agrave; la r&eacute;alisation, c&#039;&eacute;tait m&ecirc;me pas une id&eacute;e... C&#039;est nul, archi nul ! C&#039;est simple, pendant une heure et demi de film j&#039;ai eu la m&ecirc;me sensation que pendant le quart d&#039;heure de pub pr&eacute;c&eacute;dent : un vague int&eacute;r&ecirc;t pour de belles images, quelques r&eacute;pliques marrantes, est-ce que j&#039;ai &eacute;teins mon portable, vivement que &ccedil;a se termine. Le film ne manque pas d&#039;ambitions et quelques passage restent r&eacute;jouissant, mais le tout est tellement mal ficel&eacute; qu&#039;il est absolument impossible de s&#039;y int&eacute;resser. &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le r&eacute;alisateur se fait plaisir et sait manier sa cam&eacute;ra et jouer avec les effets, mais il a compl&egrave;tement oubli&eacute; qu&#039;il existe aussi la possibilit&eacute; d&#039;y inclure une narration ! De faire exister des personnages ! C&#039;est vraiment un &eacute;trange sentiment que de regarder un film de James Huth : l&#039;impression de contempler du vide, un panneau publicitaire &agrave; la rigueur... Toutes les situations semblent purement d&eacute;cr&eacute;t&eacute;es par le sc&eacute;nario, qui s&#039;il repose sur une id&eacute;e assez intelligente, ne laisse jamais le spectateur rentrer dans l&#039;histoire pour la vivre. A aucun moment le montage n&#039;insuffle un rythme &agrave; l&#039;ensemble. Non pas du rythme, mais juste un rythme. On passe d&#039;une s&eacute;quence &agrave; l&#039;autre sans savoir pourquoi ni comment et sans rencontrer aucune progression narrative. Les personnages n&#039;&eacute;voluent pas d&#039;un iota, ils apparaissent et disparaissent selon les sc&egrave;nes et le film (visiblement tronqu&eacute;) ne les prend jamais en charge. La r&eacute;alisation et le d&eacute;coupage en annihile de toutes fa&ccedil;on toutes possibilit&eacute;s, et renforce l&#039;impression que le film n&#039;est qu&#039;un pr&eacute;texte &agrave; un exercice purement formel ou le r&eacute;alisateur &eacute;tale tout son savoir faire. Savoir faire qui n&#039;en est pas vraiment un d&#039;ailleurs, car m&ecirc;me dans ce qui semble le r&eacute;jouir, il &eacute;choue &agrave; vraiment impressionner. Ses tentatives visuelles ne sont g&eacute;n&eacute;ralement pas bonnes, et de toutes fa&ccedil;ons loin d&#039;&ecirc;tre novatrices...&lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bref, passez votre chemin ! I&#039;m poor lonesome cow-boy ! &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Lucky Luke, de James Huth</dc:subject>
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<item rdf:about="http://cinemanow.blogs.fr/page_2.html#a276095">
<title>Humpday de Lynn Shelton</title>
<link>http://cinemanow.blogs.fr/page_2.html#a276095</link>
<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Humpday est un film ind&eacute;pendant am&eacute;ricain. Qu&#039;est-ce qu&#039;un film ind&eacute;pendant am&eacute;ricain ? Techniquement c&#039;est un film produit en-dehors des studios hollywoodiens. En r&eacute;alit&eacute;, c&#039;est un film sur des adolescents, film&eacute; &eacute;l&eacute;gamment, subversif juste ce qu&#039;il faut pour &ecirc;tre potentiellement culte, avec des personnages marginaux qui affrontent le passage &agrave; la vie adulte en faisant des trucs un peu frapp&eacute;s, et le tout saupoudr&eacute; avec des standards des seventies. Et Humpday c&#039;est bien, parce que c&#039;est pas &ccedil;a. &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Attention, il y a des bonnes choses dans le genre (Juno ou Into the Wild par exemple), mais bon, quand on en a vue un, on les a un peu tous vue. Alors que l&agrave;, la r&eacute;alisatrice s&#039;empare des codes du genre et livre quelque chose de tout &agrave; fait diff&egrave;rent. Pour tout comprendre, il faut que je parles un peu du pitch : deux anciens copains que la vie a s&eacute;par&eacute; et qui ont pris des routes oppos&eacute;es (l&#039;un mari&eacute;, l&#039;autre globe trotter genre &laquo; j&#039;ai fait l&#039;amour avec un arbre &raquo;) se retrouvent, et, au cours d&#039;une soir&eacute;e arros&eacute;e, d&eacute;cide de participer au Humpday (un festival porno amateur) avec un concept &laquo; artistique &raquo; r&eacute;volutionnaire : le premier film homosexuel avec deux h&eacute;t&eacute;ros... Bon, quand tu lis &ccedil;a, tu t&#039;attends &agrave; un film bien dr&ocirc;le mais superficiel du style &laquo; H&eacute; Dude elle est ou ma caisse &raquo; (chef d&#039;oeuvre !), et tu te dis &laquo; Sweeeeeeeet &raquo;... Grave erreur ! Humpday c&#039;est beaucoup plus que &ccedil;a ! La preuve &ccedil;a a &eacute;tait s&eacute;lectionn&eacute; &agrave; Cannes... Et l&agrave; tu te dis que &ccedil;a va &ecirc;tre chiant... Grave erreur ! C&#039;est beaucoup plus que &ccedil;a ! Non je plaisante... Bon, donc le film disais-je, sous des aspects l&eacute;gers est en&nbsp; fait un sacr&eacute; bout de cin&eacute;ma. Plusieurs raisons &agrave; &ccedil;a :&nbsp; &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le sc&eacute;nario a l&#039;intelligence de ne pas mettre en avant l&#039;un ou l&#039;autre mode de vie, parce qu&#039;apr&egrave;s tout, on s&#039;en fout, chacun fait ce qu&#039;il veut (c&#039;est les p&egrave;res fondateurs qui l&#039;ont dit). Mais il d&eacute;montre, que justement, dans les deux modes de vie, remettre en cause non pas la libert&eacute; sexuelle, mais juste faire quelque chose de &laquo; diff&egrave;rent &raquo;, de fa&ccedil;on injustifi&eacute;e et sans vouloir le justifier, pose probl&egrave;me. La possibilit&eacute; d&#039;aller au bout de ses convictions ne va pas de soi, dans un monde qui semble pourtant pr&egrave;s &agrave; accepter n&#039;importe quoi. La vitesse &agrave; laquelle les &eacute;tiquettes se collent aux gens aux moment ou ils pense s&#039;en d&eacute;barrasser reste sid&eacute;rante... Enfin, &ccedil;a, &ccedil;a n&#039;a pas &agrave; voir avec la qualit&eacute; du film c&#039;est juste une r&eacute;flexion... &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La mise en sc&egrave;ne elle, colle parfaitement au propos en ne quittant pas les personnages d&#039;une semelle, le plus souvent au plus pr&egrave;s des visages et des corps. Si l&#039;on excepte quelques tics &agrave; la mode un peu &eacute;nervants (pourquoi faut-il forcement qu&#039;il y ai des images floues et tremblantes ? c&#039;est dans le cahier des charges du film hype ?) elle remplie bien sa t&acirc;che de nous embarquer dans l&#039;histoire, de donner de la chaire aux protagonistes et d&#039;offrir un second degr&eacute; de lecture &agrave; quelques sc&egrave;nes cl&eacute;s.&nbsp;&nbsp;&nbsp; &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En bref, un tr&egrave;s bon film ! Another brick in the wall ? (oui j&#039;ai d&eacute;cid&eacute; de conclure mes critiques par un titre de chanson, et ceux qui voient pas le rapport, bah ils ont qu&#039;&agrave; chercher !).&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Humpday de Lynn Shelton</dc:subject>
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<item rdf:about="http://cinemanow.blogs.fr/page_3.html#a275808">
<title>Wathever Works de Woody Allen</title>
<link>http://cinemanow.blogs.fr/page_3.html#a275808</link>
<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Je pourrais commencer par &laquo; comme toujours chez Woody Allen &raquo; tant ce film marque le retour du r&eacute;alisateur new-yorkais au genre qui a fait sa gloire : la com&eacute;die &agrave; l&#039;humour so british parsem&eacute;e de jazz, de juifs, de moeurs, de vieux hypocondriaques et de jeunes filles na&iuml;ves. Et c&#039;est un sacr&eacute; plaisir ! Non pas que ses pr&eacute;c&eacute;dents films aient &eacute;tait d&eacute;cevants, mais celui-ci retrouve une ironie et une impertinence qu&#039;il semblait avoir perdue; pour se conclure par un plaidoyer &agrave; la vie et la libert&eacute;. &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La confrontation de personnages que tout oppose lui permet des sc&egrave;nes de com&eacute;dies magistrales. Ce faisant, en poussant aux bouts de leurs arch&eacute;types ces h&eacute;ros, il leur donne une profondeur, une &acirc;me, et une v&eacute;rit&eacute;, qui vient raisonner chez le spectateur le faisant juge et parti du film. La mise en sc&egrave;ne (sid&eacute;rante de libert&eacute; et de modernit&eacute;) vient d&#039;ailleurs coller &agrave; cette id&eacute;e en apostrophant plusieurs fois le public.&nbsp; &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le film, violente attaque contre le puritanisme (pas si marginale que l&#039;on pourrais croire) et les r&egrave;gles de soci&eacute;t&eacute; qui brident nos envies et refoule notre nature, d&eacute;montre une fois de plus la capacit&eacute; du r&eacute;alisateur &agrave; capter dans la vie de tous les jours les signes de notre assouvissement &agrave; celles-ci. Un bon moment de rire, qui laisse un dr&ocirc;le d&#039;arri&egrave;re go&ucirc;t (amer ?) apr&egrave;s digestion. What a wondeful world ? &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Wathever Works de Woody Allen</dc:subject>
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<item rdf:about="http://cinemanow.blogs.fr/page_3.html#a275807">
<title>The Time that Remains d&#039;Elia Suliman</title>
<link>http://cinemanow.blogs.fr/page_3.html#a275807</link>
<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je le confesse c&#039;est le premier film du r&eacute;alisateur isra&eacute;lien que je vois. Je vais donc avoir du mal &agrave; le replacer dans sa filmographie, mais qu&#039;importe... R&eacute;cit visiblement autobiographique, il s&#039;inscrit dans la tradition majoritairement litt&eacute;raire de l&#039;auto-fiction : dans un humour pince sans rire &agrave; la Tati on d&eacute;couvre la petite histoire d&#039;un jeune gar&ccedil;on qui traverse la grande d&#039;Isra&euml;l. &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Avec un certain d&eacute;tachement, Suliman se sert du comique de situation pour d&eacute;montrer l&#039;absurde de la violence et des guerres qui ont ravag&eacute;es le pays. A ce titre, certaine s&eacute;quences sont hilarantes et donnent au r&eacute;cit une l&eacute;g&egrave;ret&eacute; bienvenue, berc&eacute;e de la nostalgie m&eacute;lancolique des souvenirs d&#039;enfance. &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comme un enfant, t&eacute;moin du monde des adultes, on regarde le film se d&eacute;rouler sans forcement comprendre tous les tenants et les aboutissants des situations, mais en y trouvant toujours un pr&eacute;texte au jeu et &agrave; la vie. Malheureusement le r&eacute;alisateur ternie un peu la fin par un p&ecirc;ch&eacute; de nombrilisme assez aga&ccedil;ant. Cependant il reste tout de m&ecirc;me de grandes id&eacute;es de cin&eacute;ma et un vrai regard sur son &eacute;poque, qui font de ce film un excellent moment.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>The Time that Remains d&#039;Elia Suliman</dc:subject>
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<item rdf:about="http://cinemanow.blogs.fr/page_3.html#a275806">
<title>Public Enemies de Michael Mann</title>
<link>http://cinemanow.blogs.fr/page_3.html#a275806</link>
<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Terrible d&eacute;ception ! J&#039;entrais dans la salle, le coeur haut et heureux, persuad&eacute; de devoir m&#039;accrocher &agrave; mon si&egrave;ge pendant deux heures, de m&#039;en prendre pleins les mirettes, et de m&#039;&eacute;vader un peu de la pluie bruxelloise ... Et ben je suis rentr&eacute; mouill&eacute; ... Comment dire ? Non pas que ce soit nul, mais tellement vain ! Toute les sc&egrave;nes se suivent de fa&ccedil;on m&eacute;caniques, toutes attendues, et toutes se d&eacute;roulant comme elles doivent se d&eacute;rouler, et comme ce d&eacute;roule le paysage quand je m&#039;endors en comptant les poteaux &eacute;lectriques dans le Thalys (quand il n&#039;est pas &agrave; l&#039;arr&ecirc;t... Le Thalys... Quoique le film ?). &lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Johnny Depp fait le beau brun t&eacute;n&eacute;breux avec un regard de beau brun t&eacute;n&eacute;breux, Marion Cotillard fait la jeune amoureuse avec un rire de jeune fille amoureuse, Christian Bale fait le m&eacute;chant charismatique avec le look d&#039;une pub Yves-Saint Laurent et Michael Mann lui, film cette &eacute;pop&eacute;e avec ... ses pieds ! M&ecirc;me les fusillades sont mal film&eacute;es ! Oui, je le dis et je l&#039;affirme, Michael Mann n&#039;a pas r&eacute;ussi &agrave; filmer une seule fusillade correctement ! Je sais &ccedil;a fait mal...&nbsp; Alors, il reste tout de m&ecirc;me quelques sc&egrave;nes pour sauver le tout, mais quand le coeur n&#039;y est plus, difficile de s&#039;y int&eacute;resser !&lt;br /&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour conclure, bah, voil&agrave; quoi... J&#039;ai pas pass&eacute; un bon moment, et je pr&eacute;f&eacute;rais de loin revoir le film &eacute;ponyme de Richet !&nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Public Enemies de Michael Mann</dc:subject>
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<item rdf:about="http://cinemanow.blogs.fr/page_3.html#a275803">
<title>Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino</title>
<link>http://cinemanow.blogs.fr/page_3.html#a275803</link>
<description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je n&#039;aime pas Tarantino. Apr&egrave;s deux premiers films flamboyants (Reservoir Dogs et Pulp Fiction), qui d&eacute;montraient un talent extraordinaire de conteur d&#039;histoire, je le regardais tomber dans une auto-satisfaction aussi &eacute;vidente que d&eacute;vastatrice. Le Tarantino-show m&#039;a toujours laiss&eacute; froid. Si ses talents de magicien du spectacle &eacute;taient toujours aussi pr&eacute;sent, la vacuit&eacute; du propos , la faiblesse du sc&eacute;nario, les personnages pr&eacute;textes et les codes &laquo; tarantinesques &raquo; (dialogues &agrave; rallonge etc...)&nbsp; me donnaient l&#039;irritante impression de passer mon temps &agrave; regarder Tarantino en train de filmer plut&ocirc;t que de me laisser porter par ses films. Jusqu&#039;&agrave; celui-ci. &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pourtant, tous ses codes s&#039;y retrouvent condens&eacute;s, mais cette fois au service du traitement d&#039;une histoire, d&#039;une v&eacute;ritable mise en sc&egrave;ne de celle-ci et donc, t&eacute;moignent d&#039;une prise en charge du r&eacute;cit et d&#039;une vision du cin&eacute;ma; &agrave; la fois novatrice et g&eacute;niale. La forme exub&eacute;rante lui permet de traiter la violence d&#039;une fa&ccedil;on d&eacute;cal&eacute;e, en jouant avec les d&eacute;sirs de voyeurisme du spectateur, en utilisant l&#039;&eacute;nergie cin&eacute;tique pour faire adh&eacute;rer le public &agrave; une histoire farfelue et terrible. En magnifiant dans un vrai jeu la violence en plaisir de spectateur, il transforme, au d&eacute;fi de la vraisemblance, une parodie de film de guerre en chef d&#039;oeuvre. &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un peu comme le western spaghetti en utilisant de fa&ccedil;on d&eacute;tourn&eacute;e les codes de ses p&egrave;res a produit les pi&egrave;ces ma&icirc;tresses du genre, Tarntino signe un des meilleurs film de guerre de ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Sympathy for the Devil !&nbsp; &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;</description>
<dc:subject>Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino</dc:subject>
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